25 mars - 27 mars 2018

 

  • dimanche 25 mars 2018 – 17h
    NTH8 - Lyon (69)
  • lundi 26 mars 2018 – 20h
    NTH8 - Lyon (69)
  • mardi 27 mars 2018 – 20h
    NTH8 - Lyon (69)

 

LES MÉNINES

Résumé

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ERNESTO ANAYA / SYLVIE MONGIN-ALGAN

CRÉATION BILINGUE FRANÇAIS / ESPAGNOL
AVANT-PREMIÈRES MARS 2018

CRÉATION OCTOBRE 2018

 

ÉQUIPE DE CRÉATION
texte : Ernesto Anaya
traduction & surtitrages : Adeline Isabel-Mignot
mise en scène : Sylvie Mongin-Algan
avec
Gabriela Alarcon Fuentes*
Ana Benito
Alizée Bingöllü
Jean-Philippe Salério
Cécilia Steiner*

scénographie & lumière : Yoann Tivoli
chants/voix : Marie Nachury
costumes : Adeline Isabel-Mignot
Photographies : Joran Juvin

Production Les Trois-Huit, compagnie de théâtre au NTH8/Nouveau Théâtre du 8e – Lyon.
Avec la participation artistique du GEIQ-Théâtre compagnonnage*.

 

 

 

Il était une fois …

Une Espagne catholique, raciste, décadente et répressive jusqu’au crime.

À sa tête, une monarchie dégénérée et crépusculaire.

Dans un Palais Royal sous haute surveillance de l’Inquisition déambulent une petite princesse, ses deux suivantes ou Ménines, une naine visionnaire, et Velasquez qui a renié la peinture depuis 20 ans dans l’espoir de devenir un jour Chevalier de l’Ordre de Santiago. Tels des fauves en cage, ils se débattent et s’entre-dévorent pour survivre aux obsessions et aux perversions d’un monde à l’agonie.

C’est un tableau qui va leur permettre de gagner l’éternité.

Dans Les Ménines, oeuvre intense et iconoclaste, l’auteur mexicain d’origine chilienne Ernesto Anaya imagine avec un humour féroce les circonstances qui donnèrent naissance au tableau le plus célèbre, le plus commenté, le plus plagié de l’Histoire de la peinture.

… «Mais ce n’est pas un tableau : c’est un miroir»…

Sylvie Mongin-Algan

 
 

Velazquez : 

Cette salle est ma tombe.

Durant l’interminable matin

j’ai fait le portrait de tous les visages.

Durant l’interminable après-midi

j’ai fait disparaître tous les pinceaux.

Maintenant la nuit arrive,

et la seule chose qui me reste est le mépris de ces gens.

Je me suis offert à cette cour

et elle ne m’a rien donné d’autre, en échange, 

que de bêtes visages.

Tellement de visages que j’en ai oublié de peindre le mien.