VERS LE HUITIÈME VERT

DATES À VENIR

Vincent Bady / Maëlys Meyer

Le collectif artistique des Trois-Huit mène des projets dans une relation interactive avec des habitants du 8arrondissement grâce à des ateliers tous publics, des moments conviviaux, des rencontres diverses, des gestes artistiques communs.

En 2019-2020,  se construit au NTH8 le projet “Vers le 8è vert”, en partenariat avec le Centre social des États-Unis et Grand Lyon Habitat. Trois structures qui se questionnent simultanément sur leurs pratiques et usages et qui s’engagent dans la voie de l’écologie et du développement durable. Ce projet se donne pour objectif de témoigner et de valoriser des démarches de développement durable, éco citoyennes, de solidarité « verte » dans le quartier des États-Unis et s’intéresse, à travers plusieurs films documentaires conçus et réalisés par Vincent Bady et Maëlys Meyer, aux thématiques des jardins partagés, de la biodiversité, du traitement des déchets et des encombrants, de la protection des oiseaux et des espèces, des épiceries solidaires et coopératives, de l’alimentation positive…

 

Dans une approche documentaire et sensible, faisant dialoguer humains, végétaux, animaux, le premier film questionne les acteurs principaux de ce projet : Le Centre social des Etats-Unis, Grand Lyon Habitat, La MJC Mermoz et le NTH8. D’autres films rassemblent les témoignages d’acteurs de terrains et d’habitants autour de quatre gestes principaux : cultiver, consommer, partager, récupérer.  Une autre démarche fait place à une approche plus imaginaire de l’écologie : comment l’art et le théâtre peuvent représenter d’autres rapports avec les vivants ?

 

 

Quels enjeux portent ces initiatives dans un quartier populaire comme le 8e arrondissement de Lyon : d’autres rapports à la nature faits de créativité et d’empathie ou un retour aux « lois universelles » de la nature ? L’imposition de nouvelles normes de comportement individuel et collectif ou l’expérience d’autres espaces de liberté et de création de communs ? Des films collectent des témoignages, mettent en débats la question écologique dans l’histoire de ce quartier, et en miroir avec d’autres conceptions de notre rapport à la nature, ailleurs dans le monde. Pour l’anthropologue Philippe Descola, les Indiens Achuar en Amazonie traitent la nature c’est-à-dire les «non-humains», tous les éléments de leur environnement, comme des partenaires sociaux, comme des êtres humains. Les « non-humains » ne sont pas seulement une source de subsistance mais l’origine de rêves, de poésie et de rituels. Il est temps de penser un monde qui n’exclut pas l’eau, l’air, les animaux, les plantes…

Vincent Bady


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