TES DÉSIRS FONT DÉSORDRE

du 09 au 10 décembre 2003

L’Amphithéâtre – Pont-de-Claix (38)

12 décembre 2003

Espace Baudelaire – Rillieux-la-Pape (69)

du 02 au 10 octobre 2003

NTH8 – Lyon (69)

21 octobre 2003

Théâtre de Roanne (42)

03 juin 2003

Rencontres Théâtrales de St Chamond (42)

du 13 au 14 mars 2003

Ferme du Vinatier – Lyon (69)

ANNE DE BOISSY / PASCAL THIVILLON / NICOLAS RAMOND

Titre offert par Jean-Paul Filiod, issu de l’ouvrage Des hommes à la conquête de l’espace domestique. Sont cités des passages extraits Des femmes dans la maison, anatomie de la vie domestique de D. Doan, L. Penot, D. Pujebet, L. Sebbar.

 

ÉQUIPE DE CRÉATION

texte : Anne de Boissy, Pascal Thivillon
mise en scène : Anne de Boissy, Nicolas Ramond
avec Vincent Bady, Anne de Boissy, Christophe Mirabel, Stéphane Naigeon, Nicolas Ramond
création lumières : Yoann Tivoli
création son : Véro DJavel, César Ménager
musique originale : Frédéric Dubois
costumes et décor : Christian Burle
régie générale : Edouard Frilet

 

 

 Comme une danse le temps d’une lessive

 

Je suis nouveau jour. Je suis matin. Je suis aube qui pointe. Je suis première rumeurs de la ville. Je suis tic tac des secondes. Léger déclic. Sonnerie fracassante qui déchire la pénombre. (…) Je suis monde du dehors. Je suis quotidien. Je suis petits faits et petits gestes. Mécanique sans but. Répétition ans objet. Inutilité nécessaire. Je suis immense vide et petits riens qui le comblent. Légers bonheurs et grandes souffrances. Absence. Espace blanc. Je suis silence intérieur et long cri sans écho. Solitude que chacun partage. Je suis paradoxe permanent. Indicible et inexplicable. Je suis à quoi bon vivre. Je suis je ne veux pas mourir. Je suis nouveau jour chaque jour.

(extrait)

 

Parler du ménage, c’est tâcher pour moi d’évoquer l’architecture invisible qui constitue les fondements de la maison, lieu de l’intime par excellence. Dans le cycle sans fin du ménage (le tambour de la machine à laver en est la métaphore fascinante !), il y a quelque chose qui renvoie constamment à notre condition humaine. Poussière tu es, poussière tu redeviendras!
Interview d’Anne de Boissy par Marielle Créach’ / Lyon Poche

 

Un spectacle émouvant, inquiétant, cocasse et passionnant. Ce n’est pas si fréquent d’assister à une représentation de spectacle vivant avec autant d’intérêt. Il y a une dimension très chorégraphique du jeu dans le première partie (le solo), la deuxième interprétée par 4 comédiens est peuplé de sons du quotidien. Anne de Boissy utilise le moindre bout de carton, de tissu avec beaucoup d’inventivité. On a en tout cas la sensation d’avoir assisté à un spectacle total où tous les moyens dont peut disposer l’art vivant sont au rendez-vous : danse, musique, théâtre, chanson…
Extrait de Arnaud Laporte, Multipistes / France Culture

 

 

 

 


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