DES VAGUES

DATES À VENIR

ALIZÉE BINGÖLLÜ

Sur scène, un bateau, au milieu des vagues.

Dans les cabines du haut, de jeunes enfants qui ne savent pas pourquoi ils sont là, ni où ils vont.

Dans les cabines du bas, des personnes plus mûres qui semblent avoir leurs habitudes.

On compte 5 jeunes passagers, et seulement 4 adultes.

La rencontre entre ces deux mondes se produit sur le pont, un jour de beau temps.

La mer est calme, la discussion agréable, pas de vague à l’horizon.

Mais un jour de tempête, tous les vieux disparaissent du navire et un enfant ne répond plus à l’appel.

Les jeunes passagers comprennent alors que ces adultes mûres qui voyageaient avec eux

n’étaient personne d’autre qu’eux-mêmes, bien des années plus tard.

 

 

« En tant qu’éternelle enfant, ce qui me meut c’est le théâtre qui nous plonge dans des histoires farfelues, épiques, à contre-courant.

Ce qui me meut c’est un théâtre qui, l’air de rien, sous couvert de jolis décors et de chansonnettes, baigne dans des problématiques majeures de nos sociétés,

sans pour autant y répondre de façon univoque et moraliste.

Ce qui me meut c’est un théâtre transgénérationnel et pluridisciplinaire.

Un théâtre sans cadre préconstruit parce que les vagues, ça finit toujours par déborder.

Des Vagues souhaite décloisonner les âges, le temps, et proposer une douce réflexion sur la vie, l’amour et la vieillesse.

Les terribles vagues de covid que nous venons de traverser n’ont fait qu’accentuer les craintes générationnelles :

les jeunes transmettent le virus, le monde entier se confine pour protéger ses vieux…

Comment raccommoder les morceaux ?

Comment re-poétiser le mot «vague» ?

Comment les tempêtes peuvent résoudre les mal-êtres, dans un monde où le lisse et le beau dominent largement les imaginaires ?

Comment créer la magie avec des décors en carton, montrer les ficelles, les défauts, les imperfections ?

Comment voyager, dans un monde où les avions ne pourront plus voler autant qu’avant, sinon par la mer, au gré du vent ?

Tant d’horizons à atteindre !

Ça tombe bien l’alizé est un vent qui pousse les bateaux.

Mon père était marin.

Je mènerai la barque, mon capitaine. »

 

Alizée Bingöllü

 

 

Création automne 2024


Retour